CHEMIN DE VIE PARMI « LES AUTRES »

Sensation de mal-être, traumatisme, addiction, problèmes de famille, incapacité de se projeter dans l’avenir, d’utiliser ses relations et son entourage, baisse de l’estime de soi, repli sont des symptômes douloureux dont, parfois, on souhaite se libérer. D’autres personnes en souffrent sans en parler.
Ma pratique est de prendre le temps d’accéder à ces souffrances et de les entendre. Par la remémoration et l’analyse des souvenirs, par l’analyse des rêves, des actes manqués, des lapsus, …, la personne en cure psychanalytique identifie progressivement ses symptômes et son angoisse, et les dénoue.

Pratique de soin par la parole du patient, la psychanalyse l’aide à s’affranchir des souffrances psychiques.

FILS CONDUCTEURS VERS LA PSYCHANALYSE

J’ai été formé à ce qu’on nommait en 60-70 les sciences de l’homme ; plus tôt, la psychanalyse faisait partie de mes données familiales.
Mes tâches et mon évolution m’ont mené vers des milieux humains et des disciplines très divers.
Ces fils conducteurs ont persisté : je reste ému et avivé par les rencontres et par l’écoute.
Mon travail est soutenu par la formation continue que je poursuis en psychanalyse, par ma formation initiale et par l’expérience acquise :
L’écoute et l’observation

– réalisateur d’enquêtes, de films, de mises en scènes documentaires, communicant et journaliste en collectivité publique
– parallèlement enseignant universitaire en communication
– enquêteur, sur des missions psychologiques et sociales ordonnées par les tribunaux.
La thérapie
– la psychanalyse m’apparaît comme une des seules pratiques ouvrant sur la réalité, dans notre société assujettie à l’image et au fantasme
– chaque chemin de vie est jalonné de traumatismes : la psychanalyse m’enseigne à faire avec ; sa pratique auprès des patients prolonge cet enseignement
– l’engagement pour une cure peut représenter une astreinte insoutenable ou simplement malcommode – sachant que le patient est seul responsable de l’intensité de son investissement sur lui-même – ; d’autres pratiques peuvent lui être proposées, notamment la thérapie analytique, fondée sur la méthode psychanalytique.

EN CABINET

Les séances sont individuelles ou, très occasionnellement, familiales.

Cure psychanalytique

Si la parole porte, c’est parce qu’il y a un lien de confiance entre le patient et l’analyste, mais aussi parce que le patient suppose à l’analyste un savoir sur sa souffrance.

En fait je ne sais pas ce dont souffrent mes patients : eux seuls le ressentent. Mon travail est de chercher avec eux ce qu’ils ne parviennent pas à dire d’eux-mêmes ; nous cherchons ainsi ce qu’ils désirent profondément plutôt qu’à répéter ce dont ils souffrent.

Une cure est un travail dont il n’est pas possible d’estimer a priori la durée ni la fréquence des séances. Elle requiert de ma part :

Un soutien de sympathie et de compassion :

– l’écoute et l’observation des demandes et souffrances du patient, d’où émane son désir de guérison
– la reformulation éventuelle de ses dires
– un travail sur la concentration, le relâchement et l’écoute de soi.

Une intention d’entendement :

– la mise en pratique d’un conseil de Freud : « Les meilleurs résultats thérapeutiques s’obtiennent lorsque l’analyste procède sans s’être tracé de plan, se laisse surprendre par tout fait inattendu, conserve une attitude détachée et évite toute idée préconçue » (La Technique psychanalytique, 1912).

Thérapie analytique

Dans certains cas, la psychanalyse est contre-indiquée, du fait de vulnérabilités ou de résistances du patient.

Inspirée par la psychanalyse, une relation plus guidée sera plus facile à soutenir et permettra d’apporter une aide centrée sur certains conflits et souffrances du patient. Elle sera plus courte qu’une analyse classique.

Comme la psychanalyse, elle repose sur l’écoute des paroles du patient, qu’il associe librement, mais elle ouvre la voie à leur interprétation.

Cette dernière a pour but d’expliquer les conduites en vue de rechercher l’atténuation des conflits et des peines, la déculpabilisation, l’assouplissement personnel, l’acquisition de nuances d’attitudes…

J’abandonne la relative neutralité du psychanalyste et je favorise un dialogue.

La relation de soins s’arrête lorsque le patient se sent prêt à vivre son quotidien sans le soutien thérapeutique ; elle peut s’ouvrir sur un désir de cure psychanalytique.